|
|
|||
|
Date: Jeudi, 15 Novembre, 2012 À 00:00
Durée:
|
||
![]() Type
Appel à contribution
Date
décembre 2013
Répondre avant
15 novembre 2012
Contact
Source
Présentation par la revue :
En Tunisie, en Algérie, dans de nombreux pays émergeants (et sans doute dans de nombreux pays), les problématiques du logement sont au coeur de questionnements et de revendications qui (ré)interrogent les fondements démocratiques et la justice. Elles modifient même parfois la structure familiale et les rapports intra et extra-familiaux ainsi que le rapport au politique localement, régionalement et nationalement.
L’habitat détermine en partie le « vivre ensemble » d’une communauté, que celle-ci soit urbaine, rurale, de quartier, de régions ou autre. Entre centre et périphérie, dans les villes, les régions, les pays et dans le monde ; entre espace professionnel, personnel, commercial, de loisir, de tourisme, comment penser les mouvements de population, leur sédentarité, leur flux ? Comment chacun habite le monde ? Qu’implique le fait d’habiter ou de se loger ? Où sont le centre et la périphérie ? Peut-on imaginer que les pays méditerranéens aient été ou soient devenus, sous des formes plurielles, des banlieues de l’Europe ; des pays de relégation après les quartiers de relégation ? N’habite-t-on pas ici en fonction des manières d’habiter ailleurs ? L’habitat comme refuge n’est-il pas aussi un lien ? Les architectures des bâtiments agissentelles les configurations sociales, économiques, politiques, etc. ? Ont-elles une influence sur l’identité et les comportements des individus ? En France, par exemple, entre les immeubles qui sont détruits, les projets de construction, les logements insalubres, les campings occasionnels et les cités de transits devenus permanentes, l’évolution des publics et des projets dans les établissements d’accueil (CHRS, FJT, Foyers d’accueil, maisons de retraite, résidences étudiants, personnes handicapées, etc.), comment comprendre ces mobilités, ces adaptations, ces mouvements, ces bouleversements dans les façons d’habiter ? Le logement en terme de problème social, économique ou politique a été précipité et amplifié par des voix plurielles (Les communautés familiales et les coopératives de logement, l’Abbé Pierre et Emmaüs, le D.A.L. (droits au logement), les Enfants de Don Quichotte, etc...). La grande autonomie laissée aux gestionnaires des parcs immobiliers et décideurs « contraints » d’exiger des critères d’attribution, a par ailleurs contribué à redéfinir les profils du « bon » ou « mauvais » accédant. Ces logiques catégorielles semblent être partagées par de nombreux pays tant les logiques économiques sociales et politiques participent à la configuration des espaces et des habitants. Cette internationalisation de la problématique du logement et de l’espace social ne peut que nous encourager à opérer une approche plurielle, en croisant notamment nos analyses et nos réflexions. Du logement comme adresse dans la commune au logement insalubre ou à calfeutrer pour s’isoler, le logement permet-il l’indépendance ou la condamne-t-elle ? Est-ce que le logement participe à l’intégration sociale ou en est-il le principe de désintégration ? Jusqu’où repousser les limites de la banlieue ? Nous voulons dans ce numéro, croiser des analyses, des pratiques, des témoignages sur la façon dont l’habiter articule les personnes à un espace et fonde une citoyenneté à géométrie variable. |
|||
|