| • Conditions et apports du paysage multisensoriel pour une approche sensible de l’urbain | le 27-03-2012 |
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![]() Type
Thèse
Date
4 avril 2012
9h
Lieu
Université Paris-Est Créteil (UPEC)
Faculté de Sciences économiques et de gestion Salle Keynes, 2ème étage Mail des Mèches 94000 Créteil La thèse de Théa Manola a pour titre :
Conditions et apports du paysage multisensoriel pour une approche sensible de l’urbain. Mise à l’épreuve théorique, méthodologique et opérationnelle dans 3 quartiers dits durables européens WGT, Bo01, Augustenborg
Directeurs de thèse : Chris Younès et Guillaume Faburel
Jury :
Younès Chris, Docteure et HDR en philosophie, Psycho-sociologue, Professeure des écoles d’architecture (ENSA de Paris la Villette, ESA), Directrice et chercheure au Gerφau – UMR CNRS 7218 LAVUE – co-directrice de thèse
Faburel Guillaume, Docteur et HDR en Urbanisme et Aménagement, Géographe et Urbaniste, Maître de Conférence (Institut d’Urbanisme de Paris, Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne), Chercheur au Lab’Urba – co-directeur de thèse Luginbühl Yves, Docteur et HDR en Géographie, Directeur de recherche émérite (Section CNRS 39) – rapporteur Thibaud Jean-Paul, Docteur et HDR en Urbanisme et Aménagement, Sociologue, Directeur de recherche – CRESSON (ENSA de Grenoble)/UMR CNRS 1563 – rapporteur Paquot Thierry, Docteur et HDR en philosophie, Professeur des universités (Institut d’Urbanisme de Paris, Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne), Chercheur au Lab’Urba – examinateur Lemercier Evelyne, Chargée de mission - Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL) - Direction Générale de l'Aménagement, du Logement et de la Nature (DGALN) - Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA) – examinatrice Résumé :
Dans un contexte de prise en compte croissante de la thématique sensorielle dans l’urbain et d’un tournant dans la théorie du paysage visant à dépasser les découpages, entre d’une part le paysage perçu comme un objet matériel extériorisé et d’autre part le paysage considéré comme une création imaginaire intériorisée, le "paysage multisensoriel" reste à ce jour une thématique quasiment inexplorée. Peu voire aucune recherche ne traite directement de paysage multisensoriel, et ce malgré les travaux sur les paysages monosensoriels. Ainsi, l’objectif de ce travail est de comprendre quels sont les conditions et les apports spécifiques d’une prise en compte du sensible situé dans l’action urbaine par l’intermédiaire du paysage multisensoriel, considéré ici comme un système relationnel entre l’homme et son environnement physique.
Cette thèse propose d’étudier les paysages multisensoriels de 3 quartiers durables du nord de l’Europe (Wilhelmina Gasthuis Terrein - WGT à Amsterdam, Bo01 et Augustenborg à Malmö) par le déploiement d’une démarche méthodologique emboitée qui articule de manière séquencée et progressive : un diagnostic (qui comporte un "diagnostic documentaire", un diagnostic urbain et paysager "classique", une approche sensible du site) ; des entretiens semi-directifs auprès des acteurs impliqués dans le conseil, la conception, la réalisation et/ou la gestion de tels projets ; et surtout des investigations auprès des habitants des quartiers étudiés par des entretiens ouverts courts, des "parcours multisensoriels" et des "baluchons multisensoriels" (méthodes créées à cette occasion). Cette thèse montre que le paysage multisensoriel, par sa consistance spatiale, sociale et sensorielle, peut être un terrain d’échange et de dialogue entre les acteurs professionnels de l’urbain et les habitants. Ce potentiel médiateur est d’autant plus renforcé que la multisensorialité traite non seulement des rapports sensoriels eux-mêmes mais nous renseigne sur bien d’autres thématiques et permet aux sentiments et affects de se libérer. En ce qui concerne plus spécifiquement les rapports sensoriels, cette thèse met en évidence le fait que, malgré la primauté de la vue, les autres sens sont fortement présents dans les discours selon des proportions différentes mais avec des apports "qualitatifs" (en termes de marqueurs sensoriels relativement communs). Elle questionne alors la sensorialité des quartiers dits durables ainsi que la reconnaissance de ceux-ci – le paysage étant un des indicateurs de la durabilité perçue et vécue. Par les thématiques dont il est porteur, le paysage peut être un outil d’action sur les "impensés" du développement urbain durable : les aspects esthétiques de la durabilité ; les changements des modes de vie et comportements qui l’accompagnent ou pas ; l’implication des habitants dans le processus de projet, dans la gestion de leurs territoires de vie. In fine, le paysage peut participer à une (re)considération du développement urbain durable plus sensible, qui le positionnera bien plus en termes d’habitabilité que d’éco-gestion technique de l’urbain. D’un point de vue méthodologique, le test de la démarche dans son ensemble et des baluchons multisensoriels en particulier a permis de montrer que, sous certaines conditions, le sensible habitant peut être exprimé et ainsi être pris en considération dans les démarches et projets qui touchent à l’urbain. La formalisation cartographique des résultats de cette thèse (sur un des trois quartiers) propose ainsi un support potentiel de discussion et d’implication de l’ensemble des acteurs d’un territoire et permettrait à terme une réelle considération sensible de l’urbain. Tags : paysage multisensoriel | ville sensible | quartier durable | développement durable | ambiances | Manola Théa |
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